Suicides à Butembo : Maître Ndekeyonge conseille que la façon de résoudre les problèmes n’a jamais été de mettre fin à la  vie qui est sacrée

Suicides à Butembo : Maître Ndekeyonge conseille que la façon de résoudre les problèmes n’a jamais été de mettre fin à la  vie qui est sacrée

14. mai 2024 Société 0

La Commune Mususa ne cesse de compter des cas suicidaires au cours des deux dernières semaines. Consécutivement aux décès d’un jeune papa au quartier Kitulu en cellule Kiyimbi et d’un autre jeune papa au quartier Kitulu en cellule Vutalirya, la société civile de la commune Mususa se désole et propose des voies de sorties pour barrer la route au suicide qui aurait tendance à prendre l’ampleur en ville de Butembo.

MOISE NDEKEYONGE, Président de la société civile explique le contexte de profonde désolation et présente condoléances aux familles éprouvées.

« Depuis presque une semaine passée, il y a eu des cas de morts inattendus et un peu bizarres en commune Mususa. Le premier cas était celui d’un jeune papa qui s’était pendu vers Bulema au sortir de la ville, ses enfants l’ont retrouvé pendu dans sa propre douche. De deux, l’autre s’était renversé de l’essence à la suite de la tracasserie de la police de la circulation routière. Celui-ci est du quartier Kitulu, en cellule Vuthalirya. Nous sommes désolés pour ces cas mais entretemps on s’interroge pourquoi ces cas arrivent de cette manière-là alors que malgré les défis les gens auraient encore besoin de la vie et d’autres la perdent innocemment. Ces attitudes ne sont pas bonnes comme inattendues en tout cas », se désole MOISE NDEKEYONGE, Président de la Société Civile en Commune Mususa, Ville de Butembo.

La société civile de la commune MUSUSA exhorte la communauté à privilégier des voies pacifiques pour résoudre des problèmes avec n’importe quelle autorité pourvu que la paix demeure.

MOISE NDEKEYONGE demande aux autorités étatiques de sanctionner leurs agents qui, dans le cadre de l’exercice de leur mission, créent des problèmes avec la population au lieu de chercher à respecter leur mission qu’ils sont censés bien connaître.

« Que la population comprenne que la façon de résoudre les problèmes n’est pas de se pendre, non plus de déverser de l’essence ou de se donner du poison, non. Ça c’est vraiment inhumain mais plutôt s’il y a un problème, il faut fournir un effort de s’adresser à sa femme, ses enfants, ses amis ou carrément si c’est une question où on veut justice, aller directement vers la hiérarchie de celui qui vous a agressé. C’est le cas par exemple de celui qui s’était pendu, on a appris que c’était juste un problème lié au fait qu’il n’avait pas su consommer les tourments relatifs à ses activités économiques et familiales qu’il était arrivé à ce point. Mais alors, on apprend toujours que par exemple l’Etat agresse les gens, au lieu de prendre une décision jusqu’à violer la sacralité de la vie, allez directement vers les instances pour se faire assister. La société civile est aussi ouverte pour nous accompagner dans ces genres de questions. S’il vous plait, la vie est à respecter. On n’est pas de bêtes pour nuire à notre propre vie jusqu’à la perdre » a conseillé Maître MOISE NDEKEYONGE, qui est également Syndic des Défenseurs judiciaires près le Tribunal de Grande Instance de Butembo.      

Entretemps, la société civile et l’autorité communale comptent peaufiner des stratégies nécessaires pour la sécurité des populations civiles et envisagent de réfléchir sur les enjeux d’organisation différents cadres d’échanges avec la population afin de leur sensibiliser sur le respect de la vie humaine qui du reste est sacrée.

De la même manière tous les organes compétents sont attendus à prendre des dispositions nécessaires pour ce nième cas de suicide en cette ville de la province du Nord-Kivu, agressée par des conflits meurtriers dans ses territoires sous activisme des ennemis de la paix.   

Jures Kizito