Santé : « Ce que nous pouvons faire c’est vraiment sauver de vies en donnant du sang parce que la province saigne » CTS Butembo après la visite de  Mgr Sikuli qui appelle aussi au don du sang

Santé : « Ce que nous pouvons faire c’est vraiment sauver de vies en donnant du sang parce que la province saigne » CTS Butembo après la visite de  Mgr Sikuli qui appelle aussi au don du sang

5. juin 2024 Générale 0

Lancement officiel des activités relatives au don de sang ce Mardi 4 juin 2024 au Centre Provincial de Transfusion Sanguine, CTS Plateau Technique de Butembo. Cet événement a été honoré par la présence de l’Evêque de Butembo-Beni pour lancer les programmes commémoratifs de la journée mondiale du don bénévole de sang, qui sera célébrée Vendredi 14 Juin 2024.

A 11h00 de ce Mardi, le personnel du CTS a accueilli Monseigneur Sikuli PALUKU Melchisédech. Après sa visite de prospection de cet environnement sanitaire, l’Evêque de Butembo-Beni a salué les initiatives entreprises par le centre de transfusion sanguine.

Il a invité toute la communauté sans distinction à l’engagement au don du sang en sacrifice bénévole pour sauver les pairs.

« C’est un émerveillement parce que je n’avais jamais imaginé tout ce qui est comme équipements et comme services exigés que je viens de constater, qui se réalise ici à la banque de sang. En visitant tous ces instruments et tout ce processus et le parcours, d’abord les donneurs qui arrivent, ensuite des analyses pour parvenir à donner à nos malades ou ceux qui ont besoin du sang de qualité. On nous a informé qu’une poche est à 25 dollars et on nous a dit que c’est le même prix fixé par le Ministère. Ne tenant pas compte de toutes dépenses pour avoir du sang de qualité, les dépenses sont plus élevées que ce qu’on prescrit dans les hôpitaux et c’est la recommandation aux hôpitaux de respecter ce prix-là. Ce n’est pas seulement pour les chrétiens mais chacun de nous a besoin du sang » a sensibilisé Monseigneur Sikuli PALUKU Melchisédech, Evêque du Diocèse de Butembo-Beni.

La Coordonnatrice provinciale du Centre Technique de Transfusion Sanguine, a demandé de cet effet l’appropriation de cette campagne préparatoire de la journée mondiale de donneurs de sang. Docteur LILIANE BWIZA a appelé toute la communauté, où qu’elle soit, à prendre pour sien cet engagement en donnant le sang.

« Le besoin en sang a fortement augmenté. Le besoin est à ce que bien sûr la population donne du sang mais ce n’est pas suffisant. Rien qu’en ville de Butembo, nous sommes à un besoin de 24 000 milles d’unité de sang par an mais la population arrive à peine à donner 6000 unités de sang. Vous comprenez que le reste c’est vraiment un besoin et là, on ne sait pas trouver des solutions si ce n’est pas seulement la communauté de Butembo qui en trouve. Et lorsqu’on parle de Beni, le besoin est à plus de 14 000 et là la population n’arrive même pas à donner 4000 poches de sang et c’est ça le problème. Ça signifie que le sang c’est une matière première, une matière qu’on ne trouve que des ressources humaines, on ne sait pas les acheter, donc c’est vraiment du sacrifice, l’amour de soi. Ceci fait que si la population ne prend pas conscience de cette situation, on va toujours enregistrer des décès communautaires, les décès des hôpitaux pour surtout nos mamans qui accouchent et qui ont besoin du sang et même nos militaires. Ce que nous pouvons faire c’est vraiment sauver de vies en donnant du sang parce que la province saigne » en a appelé LILIANE BWIZA, Coordonnatrice provinciale du Centre Technique de Transfusion Sanguine.    

Cet organe de santé a révélé qu’une poche peut servir 3 personnes, une motivation d’appeler à l’implication inclusive de la communauté pour le don de sang afin de sauver des vies humaines.

Le besoin de sang tue plus que la guerre, a-t-on appris. Ainsi, « Où en sommes-nous avec le don du sang ? » sera le thème de ce 14 juin prochain.

Il a été une occasion à cette professionnelle de la santé à rappeler qu’en ce temps où le pays est en pression guerrière, les professionnels de santé ont besoin de d’au moins 1000 poches pour renforcer l’état de santé des militaires sur le front de bataille.     

Jures Kizito