Beni : Des ADF tuent 16 civils à Masiya-Masau avant prendre en otage d’autres personnes et d’incendier des maisons

Beni : Des ADF tuent 16 civils à Masiya-Masau avant prendre en otage d’autres personnes et d’incendier des maisons

5. juin 2024 Générale 0

La notabilité de MASIYA-MASAU, localité BAPAKOMBE- PENDEKALI groupement BASWAGHA-MADIWE au Sud-Ouest du territoire de Beni a été la cible d’une attaque des rebelles ADF ce mardi 04/06/2024.   Le bilan provisoire est passé de 5 à 16 civils sauvagement tués à côté de plusieurs autres portés disparus et des maisons d’habitation incendiées.

A en croire des sources coutumières sur place,  des terroristes ont attaqué  les civils après la relève des militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, FARDC, dans la région.

Notons que, le village Kabweke, situé au Sud de la commune rurale de Mangina, en territoire de Beni, en province du Nord-Kivu a également été la cible d’une attaque des terroristes ADF vers 10 heures de ce mercredi 4 juin 2024. Des sources concordantes dressent un bilan d’une moto et une structure sanitaire de la région incendiées.

En lien avec cette nouvelle, la nouvelle société civile congolaise en territoire de Beni note quec’est depuis plus de deux jours que les sanguinaires ADF auraient traversé la nationale No 44 par Makeke, pour ainsi  attaquer ce mardi  le village de MASAU situé à l’ouest de NZIAPANDA (6km) dans la partie du Groupement Baswagha- Madiwe, territoire de Beni.

Maître Mutsunga Bin Sikwaya, son Coordonnateur adjoint, se désole du calvaire vécu ces jourssur le tronçon Makeke- Makumo.

Alors que la population  cherche refuge dans les milieux supposés sécurisés,  la nouvelle Société civile alerte également sur les multiples cas de tracasseries auxquelles celle-ci est soumise sur différentes barrières.

Notre source signale que des militaires exigent souvent entre 1000 FC et 5000fc  par moto à chaque barrière avant de laisser libre passage aux habitants.

Cette situation sécuritaire critique nécessite une intervention urgente des autorités compétentes, conclue-t-elle.

                                                                                 Alain Kisokero