Lubero: Itili, cette école primaire sur la liste des établissements où les enfants continuent à s’asseoir à même le sol et utilisent les genoux comme écritoires

Lubero: Itili, cette école primaire sur la liste des établissements où les enfants continuent à s’asseoir à même le sol et utilisent les genoux comme écritoires

12. avril 2024 Allgemein 0

Les élèves de l’école primaire ITILI, dans le village d’Ivungu,  dans la chefferie de Batangi étudient dans de mauvaises conditions. Certains suivent les cours assis par terre, par manque de pupitres. La responsable de cette école sollicite l’intervention du gouvernement pour remédier à cette situation.

La directrice de cette école primaire, Dévote VUMILIA KAHINDO, explique qu’il n’y a pas que le manque de pupitres qui pose un problème. Elle ajoute qu’il y a aussi le nombre insuffisant de salles de classes, et de matériels didactiques. Les quelques salles de classe existantes sont sans portes, ni fenêtres.

Difficile d’imaginer l’avenir des enfants qui étudient dans de telles contions, regrette cette autorité scolaire. « Les enfants que nous encadrons étudient dans de mauvaises conditions. Des enfants se mettent à même le sol. Ils utilisent leurs genoux comme écritoires. Dans de telles conditions, l’enfant  ne peut pas avoir une belle écriture. Nous demandons qu’on nous dote des pupitres dans différentes salles de classe. Les  enfants ne suivent pas bien les enseignements », déplore cette autorité scolaire.

La directrice de cette école primaire demande au gouvernement congolais d’assumer ses responsabilités, et de favoriser un environnement sain pour que les enfants puissent étudier dans de meilleures conditions. Elle lance également un SOS aux personnes de bonne volonté pour sauver l’éducation de ces enfants qui est en péril.« Que le Gouvernement vienne en aide en construisant des  écoles bien équipées. Cela va permettre aux enfants d’étudier dans de bonnes conditions et aux enseignants de bien les surveiller », propose-t-elle.

Soulignons que l’école primaire ITILI n’est pas un cas unique dans ce groupement. D’autres établissements tels l’école primaire Bunzanza ou encore l’école primaire BUPIRI connaissent des situations similaires.

On dit pourtant que l’éducation est un droit fondamental, mais aussi un puissant vecteur de développement et l’un des meilleurs moyens de réduire la pauvreté, de promouvoir l’égalité entre les sexes et de faire progresser la paix et la stabilité.

 Laetitia Vusara