Journée contre les mutilations génitales chez la femme : Dr Lwanzo déconseille cette pratique bonne à rien qui présente autant des risques

Journée contre les mutilations génitales chez la femme : Dr Lwanzo déconseille cette pratique bonne à rien qui présente autant des risques

6. février 2024 Allgemein 0

L’humanité combat sans fin les mutilations génitales féminines. Ainsi, la communauté internationale met un accent particulier contre ce rituel le 06 Février de chaque année. C’est une pratique qui a pris de l’ampleur dans les communautés traditionnelles pendant de longues années.

Docteur John LWANZO reste d’avis que toutes les communautés devraient se mobiliser pour barrer la route à cette pratique qui existe encore dans une minorité des sociétés.

Que savoir des mutilations sexuelles féminines ? Ce professionnel de santé le définit.  

« La mutilation sexuelle c’est l’ensemble des interventions qui impliquent une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute excision qu’on pratique généralement sur les organes génitaux de la femme »,définit John LWANZO, Médecin à la clinique la lumière Butembo. 

Dans d’autres cieux, cette mutilation est dite excision pour des buts non médicaux. Une pratique qui présente autant des complications et risques sur la santé humaine. Docteur John explique les enjeux problématiques.

« Il y a d’abord une atteinte psychologique à la victime elle-même lorsqu’on fait cette pratique à une personne comme par contrainte comme elle n’a pas consenti et donc sa psychologie doit être troublée. Voyez aussi les risques d’hémorragies lorsqu’on ne sait pas maitriser les vaisseaux qu’on a traumatisés, les risques d’infections lorsque pour nombreux c’est fait dans des conditions moins adaptées aux règles de la médecine, la stérilité possible, les traumatismes lorsqu’on manipule les objets qui ne sont pas sans contrôle. Il y a aussi des douleurs par ce que ça se fait d’abord sans anesthésie parce que c’est fait d’abord par des personnes qui ne sont pas attitrées , dans les complications chroniques ou éloignées, nous pouvons avoir des complications comme des cicatrices qui peuvent entrainer des douleurs pendant des rapports sexuels , des rétrécissements des organes génitaux parce que manipulés en désordre, les troubles urinaires liés à ces cicatrices-là étant donné que les organes génitaux et les voies urinaires sont presque ensemble », prévient  Docteur John LWANZO.

Docteur John sensibilise pour un abandon total d’une pratique qui ne paie à rien. Il profite de la même occasion de rappeler aux sociétés traditionnelles que la communauté devrait s’adapter au contexte du temps pour le bien commun.

« On ne peut pas condamner une culture ou dire que telle est la bonne que l’autre, non. Mais je crois que dans chaque chose, il faut voir les avantages et les désavantages pour permettre de peser les inconvénients avant de pratiquer. Il y a certaines choses que nous faisons par ignorance. Et je crois que s’il y a des cultures qui continuent à appuyer ces genres des pratiques, ce sont des choses à revoir car il faut voir certains éléments dans les agendas de ces coutumes là dès lors que l’on se rend compte que ces choses portent atteinte à l’intégrité et à la dignité physique ou qui participent à la violence du corps humain, je crois qu’à un moment donné, nous devons étudier cela pour que la coutume ne puisse pas nous faire mal », soutient John LWANZO, Médecin.

Tenons que dans la majeure partie, l’on parle de la mutilation génitale plus du côté féminin. Des collectivités traditionnelles ont épanoui cette pratique comme pour faire valoir plus l’homme à la femme.

Plus d’une organisation combat pour que cette pratique et ses corollaires soient éradiqués partout dans le monde pour le bien et la dignité de la personne humaine, sans discrimination irrationnelle.

Jures Kizito