Butembo : Kaposo Kavunga, cet enseignant qui s’improvise en régulateur de la circulation routière  pour aider les écoliers à traverser la grande artère

Butembo : Kaposo Kavunga, cet enseignant qui s’improvise en régulateur de la circulation routière  pour aider les écoliers à traverser la grande artère

18. mai 2024 Allgemein 0

La circulation routière en ville de Butembo constitue encore un défi significatif en cette période où les engins roulants interfèrent de temps à autre le mouvement de la population. Ce samedi 18 Mai 2024, il faut sortir de Njiapanda jusqu’au centre-ville pour voir uniquement deux stations des roulages opérationnelles. Joint en bénévolat au quartier Vutetse, l’enseignant KAPOSO KAVUNGA JEROME désolé du manque d’élément de police de circulation routière, se charge de la traversée des écoliers et d’autres. Une raison pour lui d’appeler l’Etat à jouer sa responsabilité.

Nous nous sommes investis dans la ronde aux bords des artères principales de la ville de Butembo, c’est dans les après-midi de ce samedi que nous voyons de loin un agent public sans tenue de police, siffler et diriger la circulation pour la traversée des écoliers.  

Du coup, nous approchons l’enseignant KAVUNGA JEROME pour comprendre sa motivation qu’il juge d’humanitaire. 

 « Je vois tous les jours que la circulation est d’abord très intense mais souvent les enfants sont abandonnés comme des brebis sans berger. Si je fais ce travail maintenant c’est parce qu’il n’y a pas de roulage. C’est depuis deux ans que je me mets plusieurs fois ici pour la traversée des enfants surtout après les cours et la plus grande raison est que je viens ici pour ne pas sacrifier la vie des enfants et sacrifier l’école », se mobilise KAVUNGA JEROME, enseignant de l’Ecole Primaire Monseigneur Kahongya du  Quartier Vuteste, à Butembo.

Ce bénévole routier depuis deux ans se désole du fait que la police nationale et le gouvernement ne perçoivent pas le danger lié à la circulation. KAVUNGA JEROME souhaite que l’intérêt de sécuriser les personnes et leurs biens en circulation soit considéré en priorité.

 « Tout le monde passe par ici. Même je vois de fois des roulages passer par ici et les inspecteurs passent mais personne ne m’est jamais venu au grand jamais me dire même un merci. Je ne sais pas pourquoi la mairie croit que ceci est normal. Il faut que le gouvernement m’aide parce que moi personnellement je ne suis pas quand-même agent de circulation, je suis enseignant. Etant donné qu’on ne peut sacrifier la vie des enfants, c’est pourquoi je me sens obligé de me mettre ici malgré le regard stérile de ceux qui ferait ce travail », se plaint KAVUNGA JEROME, Enseignant d’une soixantaine révolue à Butembo.   

Tenez que l’opinion publique de Butembo crie depuis belle lurette la tracasserie routière. En semaine dernière, un chauffeur s’était renversé de l’essence devant le bureau de la PCR-Butembo pour exprimer son ras-le-bol jusqu’à perdre la vie, une attitude que sa famille biologique a jugée d’héroïque pour hausser le ton en faveur des populations « opprimées » de la tracasserie routière. Il faut franchir la rue présidentielle, depuis Janvier 2024 jusque Mai, pour constater la difficulté de percevoir les lignes zébrées afin de faciliter la libre circulation.

Alors que la CNPR souhaitait nous parler en pleine activité comme promis depuis Février dernier, les efforts de joindre la Police de Circulation routière sont restés vaines.

Jures Kizito