Butembo- Journée de la serviette : plusieurs cafétérias et restaurants n’ont pas de serviettes ni de lavage des mains moins encore d’essuies d’ustensiles

Butembo- Journée de la serviette : plusieurs cafétérias et restaurants n’ont pas de serviettes ni de lavage des mains moins encore d’essuies d’ustensiles

26. mai 2024 Allgemein 0

Les tenanciers des endroits publics sont appelés à garder toute propreté pour protéger la communauté contre les maladies dues à la malpropreté. A Butembo, par exemple, dans plusieurs endroits où nombreuses personnes s’approvisionnent en nourriture restent, la propreté est encore un défi.

En marge de la journée dédiée à la serviette chaque 25 Mai, nous nous sommes imprégnées du degré d’usage de cet outil qui participe au processus de lavage. Le Nutritionniste VUNO Jean-Marie revient sur les risques dus à l’indifférence face outils conviviaux.

Au cours d’une ronde que nous avons effectuée dans les quatre communes de Butembo, restaurants et cafétérias ont été fonctionnels. Avant tout comme après-midi de ce Samedi, l’architecture de ces milieux conviviaux n’a pas suffi. Il nous faut franchir artères par artères pour comprendre que les clients font un va-et-vient dans les restaurants, bars et cafétérias.

Curieux, à 90%, plusieurs n’ont pas de serviettes ni de lavage des mains moins encore d’essuies d’ustensiles. Après quelques temps d’accueil, il nous a fallu savoir pourquoi l’absence de la serviette. Certains ont pointé du doigt un certain oubli de cet outil d’hygiène.

« La serviette nous a échappé pour aujourd’hui, elle sera là prochainement cette fois si », nous a livré une affectée à une cafétéria en plein service en commune Mususa.

Quelques avenues après, allons-y constater que finalement ces serviettes sont transformées en torchons de nettoyage. Alors qu’à quelques pas de cet endroit, une chargée d’accueil dénonce le vol de cet outil par les ambiants comme pour justifier l’absence de la serviette.

« Ah la serviette. Nous mettons ça ici mais les gens nous les dérobent. Oh, si la serviette de lavage des mains, on laisse ça parce qu’il y a de la poussière, on se débrouille. L’essentiel est qu’on mange et on aille dans ses affaires. Mais nous on prépare chaque jour et les gens se rappellent rarement de ça même », nous ont confié des chargés de services dans des restaurants au centre commercial de Butembo.

Est-il normal de mettre de côté les outils nécessaires pour accompagner notre alimentation ? Les nutritionnistes persistent et signent. Parmi eux, KAMBALE VUNO Jean-Marie revient sur l’exposition aux maladies dues à la malpropreté liée à l’environnement dans lequel les aliments sont préparés. 

« En fait, l’organisme peut ne plus tolérer certains comportements qu’on le veuille ou non. Nous avons intérêt à soigner les endroits où nous mangeons parce que, en conséquence, la maladie ne peut pas nous épargner.  Les risques c’est que d’abord, on est longtemps exposé à la poussière, et tous les microbes de l’air et les microbes observables, lorsque les objets de propreté sont négligés avec tout le protocole qu’il faut, c’est comme ça que même notre espérance de vie pourra diminuer par le fait que nous serons dans des conditions impropres. Il faut aussi jouer sur le marketing, les gens peuvent venir dans un endroit public par ignorance ou pour se satisfaire mais quand ils découvriront un endroit propre, où on peut même faire des petites choses, on boit l’eau propre, on se sert de la serviette unique et propre, les gens qui se respectent peuvent âtre attirés comme ça. Il ne faut pas que les gens considèrent la malpropreté des aliments comme une vie normale là, non», a conseillé KAMBALE VUNO Jean-Marie, Enseignant de Nutrition à l’ITAV-Butembo.

Avec nombreux risques d’infections des aliments, les diététiciens conseillent pour la propreté de l’environnement et des moyens d’usage dont se sert l’homme pour s’alimenter.

                                                                                  Jures Kizito