Butembo : Des travaux d’asphaltage du Boulevard Nyamwisi, le Doctorant Kighusu conseille les documents officiels pour garantir la sécurité des parcelles

Butembo : Des travaux d’asphaltage du Boulevard Nyamwisi, le Doctorant Kighusu conseille les documents officiels pour garantir la sécurité des parcelles

16. février 2024 Allgemein 0

Les travaux de construction du Boulevard Nyamwisi évoluent depuis l’implémentation de ce projet de voirie urbaine à Butembo. Au-delà d’être inscrit dans le cadre d’aménagement de territoire, il dégage une problématique au sein de l’opinion publique.

Tout en saluant l’œuvre en cours d’exécution, Richard KAMBALE KIGHUSU révèle la problématique de l’étude d’impact du projet comme celui de la construction d’une voirie urbaine. Ce doctorant pense qu’il s’agit d’un projet qui présente autant d’enjeux sociaux.

« Les enjeux sociaux sont certains. Je pense que lorsqu’on construit une route. D’abord, elle devient déjà praticable c’est-à-dire que les gens circulent déjà mieux, ça diminue le moment que ça prendrait pour arriver chez soi. Ça va diminuer aussi les embouteillages certainement. Mais aussi lorsqu’on construit la route, il y a des avantages sur les plans social, économique, culturel, mais surtout sur le plan environnemental, dans le cadre d’enjeux sociaux, voyez déjà que c’est un projet qui s’inscrit dans le cadre de la facilitation et la circulation des personnes », a expliqué Richard KAMBALE KIGHUSU, Doctorant en planification décentralisée et gouvernance de l’action publique locale.  

Comme préalable, Richard KAMBALE KIGHUSU présente la problématique du projet sur l’environnement. 

« Sur le plan environnemental, je pense qu’il faut un certain nombre d’éléments. Construire une route, ça doit avoir un impact sur l’environnement. Ici on sous-entend des effets de la route sur l’environnement proche. Ses environnements physique, humain, social et économique. Vous voyez déjà que la route doit affecter cet ensemble des facteurs. Lorsqu’on construit la route ; on est obligé de modifier la structure de la terre on doit creuser, on doit modifier des matériaux, des maisons et des personnes doivent être affectées de tout ça, sur le plan humain voyez directement les personnes touchées profondément voyant leurs maisons détruites. Socialement, ces personnes risquent de se retrouver sans abris alors qu’en réalité, elles avaient leurs propres maisons » a explicité Richard KAMBALE KIGHUSU, expert en sciences de l’environnement.

Logiquement, ce chercheur estime que c’est le vice de procédure qui peut favoriser les facteurs de risques.

« Donc c’est l’ensemble de tous ces éléments-là qui doit être pris en considération dans une étude d’impact environnemental dans une perspective de la réduction de l’impact parce qu’on ne peut pas totalement l’éviter. Lorsqu’on construit la route, il s’impose, il est là mais la question ici est de savoir ce qu’on fait pour réduire l’impact afin qu’il ne puisse pas être préjudiciable pour les uns et avantageux pour les autres. Pour la construction des routes, ou pour la réalisation de tout projet actuellement, on exige que l’étude de l’impact environnemental fasse partie du dossier bien avant de remettre le projet rapport pour permettre que ceux qui vont intervenir sachent comment leur projet va affecter les milieu social, économique, social et humain. Et c’est cela d’ailleurs qui garantit l’appropriation et la pérennité du projet. Mais si on exécute le projet sans cette étude, on risque d’être surpris par des événements qui suivent après lorsqu’on n’a pas pris en considération les effets que le projet devra entrainer dans son milieu d’exécution. C’est que l’on soit expert ou non, l’on ne doit pas se contenter rien que des études antérieures étant donné que les réalités et les données sont dynamiques», a signifié Richard KAMBALE KIGHUSU, Chef de travaux.   

Ainsi, pense-t-il que le recours et le suivi des lois peuvent alléger les parties prenantes pour ne léser aucun des côtés.  

« Donc, il faut toujours encourager cette collaboration ou complicité entre la population et les autorités pour diminuer les risques de conflits qui peuvent surgir dans l’exécution d’un projet. Actuellement avec le principe de la bonne gouvernance, on insiste sur le caractère participatif des actions qui sont réalisées. Dans la gouvernance de l’action publique, la population qui a une place de choix doit bénéficier d’abord parce que c’est elle qui identifie le projet, qui soumet ce projet à l’autorité, et c’est encore elle –même qui contribue de l’argent pour financer le projet et il n’y a rien qui justifie qu’on ne l’associe pas dans l’exécution et travailler dans toute transparence pour le bien de cette même population », a martelé Richard KAMBALE KIGHUSU, Chercheur.

S’il faut partir des expériences historiques, Richard KAMBALE KIGHUSU rappelle la place de la couverture des documents parcellaires immobiliers pour exiger indemnité dans un milieu comme Butembo jadis cité, commune rurale et ville qui n’a pas connu d’aménagement au préalable.  

« Grâce à l’étude d’impact environnemental, on peut arriver à décider d’indemniser certaines personnes dont les dossiers immobiliers sont réguliers c’est-à dire si quelqu’un avait déjà acquis tous les titres relatifs à sa parcelle, même si on va construire la route, on ne va pas raser aussi facilement la maison de quelqu’un comme celui-là. Si c’est fait, on doit lui assurer une indemnité parce que c’est sa personne qui était déjà en ordre avec les lois et les exigences de l’Etat. Alors à ce niveau-là, ça devient pédagogique dès lors qu’on devient une référence lorsque la personne qui sera indemnisée pour dire que je dois acheter ma parcelle et m’assurer que je dois avoir tous les titres et qu’au moment opportun, on ne sait jamais, un projet peut venir, par exemple d’élargir la route, à ces moment-là je serai en sécurité parce que j’aurai déjà une parcelle couverte des titres officiels », a exhorté Richard KAMBALE KIGHUSU, Enseignant de planification régionale à l’Université de l’Assomption au Congo à Butembo.         

Richard KAMBALE KIGHUSU reste d’avis que la mise en œuvre d’un projet devrait partir d’une étude d’impact afin d’évaluer le besoin de la communauté locale pour qu’elle s’approprie la participation à la solution et y contribuer comme sa propre préoccupation.         

Jures Kizito