8 mars : le CORACON plaide pour le retour de la  paix afin que les femmes déplacées parmi lesquelles des journalistes vaquent à leurs activités

8 mars : le CORACON plaide pour le retour de la  paix afin que les femmes déplacées parmi lesquelles des journalistes vaquent à leurs activités

7. mars 2024 Allgemein 0

La journée internationale des droits de la femme est célébrée chaque 8 mars de l’année. A l’occasion, le Collectif des Radios et Télévisions Communautaires du Nord-Kivu, CORACON, se dit très préoccupé par la situation sécuritaire critique observée dans la partie Est du pays et exhorte le gouvernement congolais à renforcer la protection des journalistes.

En effet, cet appel est contenu dans une déclaration relatif à la situation des femmes journalistes en période de guerre dont une copie et parvenue à la rédaction de la Radio Elimu, la Voix de l’UOR ce jeudi 7 mars 2024.

A l’amorce, le Collectif des Radios et télévision Communautaire du Nord-Kivu hausse le ton pour décrier les atrocités menées par les rebelles du Mouvement du 23 mars soutenu par le Rwanda.

Le Collectif des Radios et Télévisions Communautaires du Nord-Kivu a, par ailleurs, exprimé sa profonde préoccupation par rapport à la situation sécuritaire critique observée dans la région  où les actes de violence ne cessent de se perpétrer.

Cette coordination de professionnels de médias fait entendre que plus de 30 radios restent sous  silence ce dernier temps à  Rutshuru et Masisi. « En cette occasion de la célébration de la journée internationale des droits de la femme, nous levons notre voix pour dire non aux atrocités subies par la femme du Nord-Kivu en général et la femme journaliste en particulier suite à la guerre que subit la RDC actuellement, guerre menée par le M23 avec le soutien du Rwanda.  Au nom du CORACON, nous exprimons notre profonde préoccupation suite à la situation sécuritaire critique au Nord-Kivu, où les actes de violence perpétrés par les assaillants ont causé des souffrances incommensurables. Dans les zones de Rutshuru et Masisi qui sont, jusque-là, les plus frappées par ces violences, plus de 30 radios sont réduites au silence soit parce qu’elles ont totalement coupé leurs émissions, soit parce qu’elles ont suspendu des programmes non alignés à la logique des assaillants. En ville de Goma, la peur affecte la population qui assiste impuissante à des scènes macabres, où des bombes tombent sur des civils non impliqués dans les combats.  Nous attirons, en particulier, votre attention sur le sort des femmes journalistes, parmi les millions de déplacés, qui ont dû fuir leurs foyers par crainte pour leur sécurité. Ces femmes journalistes se sont senties plus exposées suite notamment à l’histoire du viol tristement célébré, utilisé comme arme de guerre par bon nombre des belligérants dans différents conflits armés vécus à l’est du Congo », li-t-on dans ce document.

Dans cette même déclaration, le CORACON appelle les médias à sensibiliser davantage sur la situation  que traversent les femmes journalistes déplacées, à dénoncer toutes les violences commises à l’encontre des journalistes. 

Au gouvernement congolais,  de renforcer la protection des journalistes et à restaurer la paix dans les territoires de Masisi et Rutshuru.

A la Communauté Internationale,  de soutenir les médias de la province du Nord-Kivu et les femmes journalistes déplacées. Objectif visé, permettre un bon climat de traitement des  informations. « A cet effet, nous appelons à une action immédiate à différents niveaux. Nous exhortons la presse à sensibiliser davantage sur la situation des femmes journalistes déplacées, à leur donner une voix et à dénoncer toutes les violences envers elles et envers tout journaliste. Nous appelons le gouvernement de la RD Congo à renforcer la protection des journalistes et à rétablir l’ordre dans les territoires de Masisi et de Rutshuru pour favoriser un prochain retour des déplacés y compris celui des femmes journalistes. Nous sollicitons la solidarité de la communauté internationale pour soutenir les médias du Nord-Kivu et ces femmes journalistes déplacées afin de leur permettre de continuer à jouer leur rôle dans la construction des informations qui rendent les citoyens plus libres et plus responsables », exhorte le CORACON.

Pour votre gouverne, la journée internationale des droits des femmes est une date importante, une occasion de soulager le chemin parcouru par les femmes et de saluer tout le travail accompli vers l’égalité entre les femmes et les hommes.

Victoire Pozite