Irumu : 11 morts lors d’une incursion ADF  à Ndimo, la CRDH parle d’un sabotage et demande le renforcement des effectifs militaires

Irumu : 11 morts lors d’une incursion ADF  à Ndimo, la CRDH parle d’un sabotage et demande le renforcement des effectifs militaires

14. mai 2024 Générale 0

Des terroristes d’Allied Democratic Force, ADF ont signé une nouvelle incursion à Ndimo, chefferie de Walese-Vonkutu, groupement Bandavilemeba, en Territoire d’Irumu, en province de l’Ituri. C’était la soirée de ce lundi 13 mai 2024.

L’on dénombre 11 civils tués dont 6 femmes, 4 hommes, 1 bébé à côté des 5 maisons incendiées. La Convention pour le Respect des Droits de l’Homme, CRDH-Irumu exhorte le gouvernement congolais à renforcer efficacement l’effectif des éléments de Forces Armes de la République Démocratique du Congo dans les zones insécurisées.

Dans une déclaration faite à la presse ce mardi 14 mai 2024 à la presse, Christophe MUNYANDERU, Coordonnateur de la Convention pour le Respect des Droits Humains, CRDH-Irumu a fait entendre que c’est aux environs de 19 heures, heures locales que des rebelles terroristes de l’ADF ont signé leur présence au village Ndimo, en territoire d’Irumu.

Il renchérit que, ceux-ci ont tué 11 personnes et incendiés 5 maisons d’habitation. Cet activiste des Droits humain a, par ailleurs qualifié ces tueries de sabotage.

 » Ils sont au total 11 civils qui ont été tués par les présumés rebelles ougandais de l’ADF dans le village de Ndimo, en chefferie de Walese-Vonkutu, territoire d’Irumu. C’était après le passage de l’administrateur militaire du territoire dans le groupement Bandavilemba pendant son itinérance. Cela se justifie que c’est un sabotage de la part de ces terroristes ADF qui venaient de saboter la présence de l’administrateur dans cette partie du territoire. Je pense que l’autorité doit prendre des mesures surtout les autorités compétentes au niveau national », réagit Christophe MUNYANDERU.

Le coordonnateur de la CRDH-Irumu, Christophe MUNYANDERU, poursuit qu’il n’est pas compréhensible que dans la province sous Etat de siège, l’ennemi de la paix continue à déjouer les forces de sécurité.

Cette structure de défense des droits de l’homme déplore avec fermeté cette énième attaque attribuée aux combattants ADF et le faible effectif des militaires dans la région.

Pour ce faire, le Coordonnateur de la Convention pour le Respect des Droits Humain, CRDH-Irumu exhorte le gouvernement congolais à sécuriser efficacement les paisibles populations et à renforcer l’effectif des militaires commis à Walese-Vonkutu et dans les zones sous contrôles des éléments ADF.

 » Comment expliquer pendant cette période de l’État de siège l’ennemi ADF peut continuer vraiment à déjouer notre armée. Nous avons toujours déploré le fait que les autorités ne veulent pas écouter l’appel et la demande de la population. Elle a toujours demandé l’augmentation de l’effectif militaire mais malheureusement, il y a des militaires qui sont arrivés à Mambasa. Cet effectif, on devrait l’amener au niveau de la chefferie de Walese-Vonkutu parce que cette chefferie est épicentre de cet ennemi. Donc, les autorités doivent comprendre que la responsabilité de la protection de la population civile est entrain de leur main et ne doivent pas chaque fois rester calme quand la population est en train de réclamer son droit d’être protégée », exhorte cet activiste des droits humains.

Notons que le groupement Bandavilemba en chefferie des Walese-Vonkutu est parmi les entités souvent visées par l’ennemi ADF.

Alain Kisokero et Victoire Posite