Butembo : Le rasta NDULANI exhorte les jeunes filles à considérer l’éducation de base au lieu de se dénaturer par « une émancipation déplacée »

Butembo : Le rasta NDULANI exhorte les jeunes filles à considérer l’éducation de base au lieu de se dénaturer par « une émancipation déplacée »

19. mars 2024 Allgemein 0

Le mois de Mars est consacré aux droits de la femme partout dans le monde. Alors que le chiffre des femmes lettrées croît du jour au lendemain, certaines vivent dans les communautés où l’éducation reste un grand défi. Les sociétés traditionnelles plaident pour l’éducation de la jeune fille comme un pilier de la progéniture malgré les antivaleurs à combattre.

 Joint en ce mi-Mars 2024, le rasta KAYENGA NDULANI TUVULI démontre que dans la société culturelle, la femme occupe une place de choix. Néanmoins, ce communicateur du mouvement OURAN se désole de la chosification de la femme des antivaleurs.          

« Nous voulons tous l’émancipation de la femme mais quel genre d’émancipation. La femme aujourd’hui est tombée plus bas que là où on l’a implanté. La femme a été établie comme servante, assistante de l’homme un peu comme un docteur avec ses auxiliaires ; elle est l’auxiliaire de l’homme en réalité. Mais lorsqu’aujourd’hui c’est elle qui veut être forcément le maître de l’homme, c’est que ça peut ne pas bien marcher lorsqu’elle veut être la maitresse de l’homme. Si la femme veut s’émanciper, elle devrait revenir à sa place d’honneur parce qu’il y a lieu de monter à l’arbre et oublier qu’on expose sa nudité.   La femme a plusieurs droits dans notre culture. Droit à la virginité qui ne sera révolue que le jour de son mariage, le droit au mariage, le droit à l’éducation. Si vous avez dénaturé une femme, il faut accepter que vous lui devez des comptes à rendre à la justice culturelle bantou » a confié KAYENGA NDULANI, un des rastas à Butembo.

De la même occasion, ce rasta a démystifié le choix personnel du fiancé d’une jeune fille. Malgré le consentement légal, KAYENGA NDULANI pense que ce n’est pas un tabou de voir un parent choisir le partenaire de sa fille pour des raisons culturelles.

«   Toute femme africaine a droit au mariage et parce que la femme a tété engendrée pour vivre la condition de Dieu. Vous savez, notre Dieu le Père et ici, il est représenté par le père biologique qui doit vous trouver un fiancé selon le style de mariage réarrangé en Afrique. Si Jésus a dit que personne ne peut venir à moi sans passer par mon Père, ça veut dire que le papa représente beaucoup comme une force et c’est l’idée que nous épousons de notre Seigneur. Ce n’est donc plus anormal que ce soit le Père qui choisisse le fiancé de sa fille. Ce n’est pas un tabou. C’est aussi spirituellement une force en réalité si le parent en a fait le choix sans sentiment et partialité », a explicité KAYENGA NDULANI, membre de l’OURAN.

KAYENGA NDULANI TUVULI pense que l’éducation de la femme constitue une opportunité pour l’avenir de la société.

« L’humanité entre en détresse et en perdition totale jusqu’à ce que l’on vive le chaos aujourd’hui. C’est ça le problème parce qu’on ne respecte plus les conditions divines. Mais, nous saurons tard que nous avons perdu le droit chemin. On a décalé. Et si vous voyez le monde actuellement prendre la couleur qu’il prend c’est parce que la femme n’est plus éduquée. Le droit qui vient comme couvercle par-dessus les autres c’est l’éducation car éduquer une femme c’est éduquer toute une nation, c’est elle qui éduque toute le monde. Vous avez des bonnes ou des mauvaises mœurs, c’est elle. C’est cela, il n’y a pas à discuter, c’est comme des postulats ou des axiomes. La femme doit être bien éduquée pour ne pas le regretter. Elle représente beaucoup car c’est elle qui élève tout le monde, qu’importe le statut, on vient de ses mains pour grandir », a postulé le rasta KAYENGA NDULANI.

C’est en fin de compte que ce cadre du mouvement rasta pense que les crises qui font la  Une dans le monde sont plus liées à la distance que les communautés établissent avec les puissances divines qui soutiendraient la culture.

Comme nombreux qui y croient, KAYENGA NDULANI reste convaincu que Dieu le devrait être le droit chemin pour inspirer le monde et remettre chacun dans ses droits pour le bien des enfants que les mamans à l’honneur du mois de Mars offrent au monde. 

Jures Kizito