Nord-Kivu -Problématique de la nationalité : Le CT Kambalume met en garde contre l’erreur de juger tout un peuple à cause des actes de certains individus
Problématique de la nationalité congolaise au Nord-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo. Ce sujet a alimenté les débats, en date du 17 juillet 2025, lors du colloque interuniversitaire et international tenu aux Facultés Africaines Bakitha (FAB) de Butembo. Le Chef de Travaux Kahindo Kambalume Raphaël a abordé cette question dans le contexte de l’agression de la RDC par le Rwanda.
Dans son intervention, cet enseignant à l’ISP Muhangi a souligné que ce qui crée souvent de la frustration, c’est le fait de voir certains étrangers être mieux considérés que les Congolais eux-mêmes, pourtant originaires du pays.
Selon l’orateur, ce traitement serait à la base des frustrations dans le chef de la population congolaise.
« La nationalité est l’identité nationale, c’est-à-dire le rapport entre le citoyen et son Etat. Elle est accordée aux nationaux, c’est-à-dire gens que nous qualifions de nationaux, qui ont l’identité et qui se reconnaissent comme citoyens appartenant à cette communauté nationale. Du moment où les étrangers s’arrogent la nationalité congolaise, ça crée des frustrations au sein de la population, des citoyens qui se considèrent comme de véritables natifs et nationaux de cet Etat lorsqu’ils constatent que des étrangers peuvent avoir le statut de la nationalité qui est la leur», amorce-t-il.

Le CT KAMBALUME poursuit que l’erreur serait de juger tout un peuple à cause des actes de certains individus ou d’un gouvernement. Il plaide pour une bonne information de la population pour éviter ce genre de comportement.
«Si cette population est informée, elle comprendra qu’il faut faire la part des choses. Tout le monde ne peut pas être mauvais sur la terre. Certains étrangers sont bons, d’autres sont mauvais. La population ne doit pas recourir à la justice populaire… Donc, il faut une bonne éducation de cette population pour y arriver », conclut-il.
Signalons que cet échange scientifique s’est déroulé dans la salle Saint Luc des Facultés Africaines Bakitha en ville de Butembo.
Adubang’o Ngey Innocent, stagiaire académique