Massacres au Nord-Kivu et en Ituri : Ce message fort des femmes membres de FORTE  et DYFEGOU aux dirigeants et à la population

Massacres au Nord-Kivu et en Ituri : Ce message fort des femmes membres de FORTE  et DYFEGOU aux dirigeants et à la population

13. septembre 2025 Allgemein 0
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Les Femmes Fondatrices, Résilientes et Tenaces (FORTE) et la Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance (DYFEGOU), condamnent avec la plus grande fermeté les massacres de civils perpétrés récemment en Ituri, à Beni et en territoire de Lubero.

«Ces atrocités, qui s’ajoutent à une longue série de crimes, constituent une violation grave et continue des droits humains et rappellent l’urgence d’une action concertée pour protéger les populations civiles abandonnées à leur sort », déplorent les membres de FORTE et de la DYFEGOU.

Dans leur déclaration signée le 11 septembre, elles dénoncent un silence préoccupant des autorités à tous les niveaux, silence qui entretient un climat d’impunité et de résignation.

Dans la foulée,  ces femmes fustigent les communications maladroites de certains responsables politiques, qui instrumentalisent les massacres pour défendre des intérêts sectoriels ou financiers, allant jusqu’à réduire la complexité des causes à des clichés économiques (comme la culture du cacao), alors que les origines de cette tragédie dépassent largement ces arguments simplistes.

«Nous recommandons aux autorités nationales et provinciales: de se mobiliser immédiatement pour une solution urgente et définitive. À défaut, le peuple sera contraint de se prendre en charge et de considérer ses dirigeants comme indifférents au sang versé », lit-on dans la même déclaration.

Puis, les Femmes Fondatrices, Résilientes et Tenaces (FORTE) et la Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance (DYFEGOU) appellent les fils et filles de la région occupant des responsabilités à mettre fin aux contradictions et aux discours qui affaiblissent les plaidoyers pour la paix, et à s’engager sincèrement à interpeller le Gouvernement et les instances compétentes. « Le sang des victimes ne saurait être un tremplin politique », insistent-elles.

Aux communautés locales: de rester unies et organisées autour de leurs leaders communautaires courageux et patriotes, afin de développer des stratégies d’auto protection et de résistance citoyenne.

« En tant que femmes engagées pour la paix, la bonne gouvernance et la dignité humaine, nous affirmons que le silence face aux massacres est une complicité. Nous réitérons notre solidarité avec toutes les familles endeuillées et appelons les partenaires nationaux et internationaux à sortir de l’indifférence pour soutenir la restauration d’une paix véritable et durable dans l’Est de la RDC », concluent-elles.

Notons que cette réaction de la synergie FORTE-DYFEGOU fait suite aux meurtres enregistrés la nuit du 7 au 8 septembre à Nyabulu et environs de Mangurejipa en territoire de Lubero ainsi que les tueries de plus d’une dizaine de civils à Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni.

Bertille Kapisa Marie