Journée de la santé sexuelle : Maître Bokito parle d’un droit déjà consacré par la loi en RDC

Journée de la santé sexuelle : Maître Bokito parle d’un droit déjà consacré par la loi en RDC

4. septembre 2025 Allgemein 0
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La santé sexuelle est un droit fondamental pour tout citoyen sans discrimination ni stigmatisation. Maître MARY BOKITO Salama, défenseure judiciaire près le Tribunal de Grande Instance, TGI-Butembo appelle la population à s’informer davantage sur l’état de santé afin de prévenir les Infections Sexuellement Transmissibles et d’autres maux.

Elle l’a indiqué à l’occasion de la journée Mondiale de la santé sexuelle que l’humanité célèbre chaque 4ième jour du mois de septembre. En effet, « La justice sexuelle », est le thème qui été retenu pour cette année 2024.  

A l’amorce,  Maître MARY BOKITO Salama  a signifié que la justice sexuelle est un cadre qui vise à garantir le droit à la santé sexuelle pour tous sans discrimination, ni honte. Celle-ci permet de  mettre fin aux inégalités basées sur le sexe.

Cette auxiliaire de la justice fait savoir que la République Démocratique du Congo a déjà opté sur le plan national et international certaines lois qui visent principalement à renforcer la répression des violences sexuelles, le système de santé et d’améliorer l’accès aux services de santé sexuelle.

« Du droit à la santé sexuelle, la RDC en a déjà parlé. Il y a certains principes, certaines lois sur le plan national ainsi que international qui ont été adoptées par la RDC. D’abord, parmi les lois internes que nous connaissons, il y a la loi fixant les principes fondamentaux relatifs à l’organisation de la santé publique en RDC. Cette loi consacre le droit à la santé sexuelle et reproductive. Ici on voit, la contraception, la planification familiale, etc. Une autre loi, c’est celle de 2006 portant sur les violences sexuelles. Nous avons aussi la loi de 2009 sur la protection de l’enfance qui vise à renforcer la répression du viol, la violence sexuelle et la protection des enfants. Il y a également une politique nationale de santé de la reproduction en RDC et cette politique fournit des orientations politiques et stratégiques dans le domaine de la santé sexuelle et de la planification familiale à tous les acteurs et partenaires impliqués dans ce domaine afin de renforcer le système de santé et d’améliorer l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive », indique-t-elle.

Notre interlocutrice a renchéri que  la République Démocratique du Congo à travers le protocole de MAPUTO prévoit les mesures idoines qui garantissent les droits de la femme à la santé sexuelle et reproductive.

« Il y a aussi le protocole de MAPUTO. C’est un protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme. La RDC a déjà pris toutes les mesures appropriées pour protéger les droits reproductifs de femme particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé en cas d’agression sexuelle, le viol et l’inceste. Lorsque la grossesse peut mettre en danger la santé mentale, physique ou la santé de la mère ou du fœtus on peut admettre qu’il y  ait un avortement médicalisé tel que stipule l’article 14 de ce protocole de MAPUTO qui garantit le droit des femmes à la santé y compris la santé sexuelle et reproductive », fait savoir Maître MARY BOKITO Salama.

Maître Mary Bokito en train d’exposer le 10 mars 2025 lors d’une séance organisée par la cellule femme du corps des défenseurs judiciaires à Butembo. Photo Viictoire Pozite/Radio Elimu

Par ailleurs, Maître MARY BOKITO Salama a déclaré que la santé sexuelle constitue un droit fondamental pour tout le monde sans distinction.

Cette formée à l’Université Officielle de Ruwenzori, UOR-Butembo, en Faculté de Droit a, saisi cette occasion pour inviter la population à s’informer sur l’état physiologique de sa santé afin de se prévenir  davantage  des Maladies Sexuellement Transmissibles.

« Parlant de la santé, on voit le bien-être  tant physique, mental et social de la personne humaine surtout en ce qui concerne l’appareil génital et son fonctionnement. On doit être informé surtout quand il s’agit de la gestion de notre santé sexuelle car c’est un droit fondamental. Donc, ça concerne tout le monde sans discrimination. Pourquoi pas ne pas être informé sur sa santé sexuelle pour mettre sa santé en sécurité ? Je pense qu’il faut toujours accéder aux informations afin de se prévenir de certaines Infections Sexuelles Transmissibles, des grossesses précoces et autres maladies », exhorte cette auxiliaire de la justice.

Pour votre gouverne, la journée mondiale de la santé sexuelle s’assigne l’objectif de promouvoir  le bien-être  sexuel en tant que partie intégrante du bien-être physique et mental et à sensibiliser aux droits sexuels, à l’égalité et au respect dans les relations.        

Victoire Pozite