Journée de la non-violence : Le CT Vikayilwira propose aux protestataires violents de promouvoir le dialogue avec les autorités
Les jeunes actifs dans les groupes de pression et mouvements citoyens doivent prioriser l’esprit du dialogue avec les autorités pour revendiquer les droits de la population. Le Chef de Travaux KAMBALE VIKAYILWIRA Moise, enseignant à l’Université Officielle de Ruwenzori, UOR Butembo, a émis ce propos au cours d’une interview nous accordée ce jeudi 2 octobre 2025 à l’occasion de la journée internationale de la non-violence.
En effet, le Chef de Travaux KAMBALE VIKAYILWIRA Moïse a, tout d’abord indiqué que la violence s’exprime par des actes physiques ou comportementaux que l’on pose à l’endroit d’une personne, afin de la contraindre de faire ou ne pas faire quelque chose.
Ce chercheur en droit a renchérit que, la non- violence, pour sa part, consiste à éviter les actes ou comportements menaçants dans l’objectif d’équilibrer les conflits des classes sociales, d’appartenance et de convictions au sein de la société.
« En fait, la violence peut être exprimée par des actes physiques qui sont visibles et les autres actes peuvent être des actes qui ne se manifestent pas par des choses visiblement à dénaturer ou à toucher corporellement la personne humaine. La non-violence est le fait de se mettre à l’écart des actes ou de comportements qui menacent. Le Pape Jean-Paul II disait que la paix est un comportement. C’est-à-dire le comportement que nous avons peut occasionner une violence même quand nous ne le savons pas. Donc, la non-violence est un synonyme d’essayer comment équilibrer les conflits de classes sociales, d’appartenance et les conflits d’exécution », amorce le Chef de Travaux KAMBALE VIKAYILWIRA Moïse.
Cet enseignant attaché au département de Sciences Juridiques à l’Université Officielle de Ruwenzori, UOR-Butembo, s’est désolé des certaines manifestations tenues par des jeunes de la ville de Butembo, qui ne répondent pas aux attentes de la population.
Pour lui, l’absence de la communication entre les jeunes et les gouvernants a toujours été à la base de plusieurs dégâts. Le Chef de Travaux KAMBALE VIKAYILWIRA Moïse a, de cette occasion, exhorté les groupes de pression à dialoguer avec les autorités afin de trouver gain de cause aux revendications.
« Je ne maîtrise pas au fond le mobile parce que quand les jeunes manifestent, des fois, ils mettent une cause apparente alors que la vraie cause peut être cachée. C’est ça aussi le problème. C’est pourquoi la journée de la non-violence nous demande d’échanger sur les questions que les autorités sont en mesure d’écouter et donner des pistes de solutions. Quand il y a absence de communication entre l’autorité et les groupes qui veulent que les choses changent, il y a des conséquences. Au lieu d’attendre la hiérarchie, il fallait que l’autorité se mette avec le groupe ou les jeunes. Lorsque la communication est absente c’est maintenant l’ampleur aggravante. C’est pourquoi, il faut traiter le dossier avant le temps et essayer de trouver des pistes de solutions. J’appelle les jeunes à une culture de dialogue parce que la non-violence marche avec le dialogue. De la part des autorités et des jeunes qui appartiennent aux groupes de pression qui réclament, il faut avoir la culture du dialogue », exhorte cet enseignant à l’UOR.
La journée internationale de la non-violence avait été instaurée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 2007, en hommage à Mahatma Gandhi, figure emblématique de la résistance pacifique et de la désobéissance civile.
Cette journée est une occasion de promouvoir les valeurs de paix, de tolérance et de dialogue à travers le monde.
Elle met en avant l’importance de résoudre les conflits sans recourir à la violence, en s’appuyant sur des moyens pacifiques comme la négociation, la médiation et l’éducation.
Victoire Pozite