Carnage à Goma : Maître Guy-Guy KISUNGA dénonce des enquêtes sans issue et plaide pour des sanctions exemplaires contre les meurtriers

Carnage à Goma : Maître Guy-Guy KISUNGA dénonce des enquêtes sans issue et plaide pour des sanctions exemplaires contre les meurtriers

11. septembre 2023 Allgemein 0

Plaidoyer pour les enquêtes sérieuses qui feront à ce que les massacres du 30 août dernier à Goma ne restent pas impunis. Il émane de Maître KASEREKA KISUNGA Guy-Guy, un Avocat militant du rassemblement Congolais pour la Démocratie Kisangani Mouvement de Libération, RCD KML.

Dans une déclaration qu’il a faite à la presse ce lundi 11 septembre 2023, cet auxiliaire de la justice amorce que l’état de siège ne peut pas justifier que les meurtres des civils, d’une telle ampleur, soient sans répression. « Les massacres du 30 août 2023 à Goma ne doivent pas rester impunis, quelle que soit la mesure exceptionnelle de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri », insiste-t-il. Pour lui, le peuple est fatigué des enquêtes sans issue. « Nous sommes fatigués de la même chose. Le Gouvernement a dépêché sur place à Goma une commission d’enquête sans résultats s’enquête juste pour gaspiller l’argent au profit des membres du Gouvernement, mais au détriment des victimes. Le Gouvernement a présenté sa compassion aux familles mais sans solution », regrette Maître KASEREKA KISUNGA Guy-Guy.

Ce dernier espère que la justice ne va pas vers des jugements rendus au profit des malfaiteurs. « En RDC, la coupe est pleine du sang de nos patriotes victimes de la mauvaise gouvernance », pleure-t-il.

Cet auxiliaire de la justice prévient que l’article 64 de la Constitution donne au peuple la possibilité de mettre en échec toute tentative d’une autorité visant à mal gouverner. « En fait, nous voulons rappeler ici que l’état de siège ne permet à aucune autorité de tuer la population. L’article 61 de notre Constitution dispose qu’en aucun cas, et même lorsque l’état de siège ou l’état d’urgence aura été proclamé conformément aux articles 85 et 86, il ne peut être dérogé aux droits et principes fondamentaux du droit à la vie, de l’interdiction de la torture et des peine sou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la liberté de pensée, de conscience ou de religion », résume Maitre KASEREKA KISUNGA Guy-Guy.

Pour rappel, le procès en flagrance contre deux colonels des Forces Armées de la République démocratique du Congo s’est ouvert le mardi 05 septembre 2023 à la cour militaire du Nord-Kivu garnison de Goma.

Aux côtés de ces deux officiers supérieurs, 4 autres soldats de rang sont à la barre. Ils sont poursuivis pour « crime contre l’humanité, destruction méchante des effets militaires et incitation aux militaires à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline ».

Parmi les accusés, le colonel Mike Kalamba Mikombe, chef de la Brigade de la Garde Républicaine, est la figure emblématique du procès, car soupçonné d’avoir été à la tête de l’unité de la Garde Républicaine qui a mené un raid tuant une cinquantaine de civils le 30 août dernier lors de la répression d’un début de manifestation contre l’ONU, initiée par des membres de la secte mystico-religieuse WAZALENDO. 

Le ministère public a affirmé qu’au total 56 civils ont été tués et 75 blessés, alors que le dernier bilan du gouvernement faisait état de 43 morts.

La Rédaction