Butembo : Pour l’historien Wakavwaro, les jeunes doivent apprendre des Martyrs de l’indépendance qu’il y a  un prix à payer pour sauver le pays

Butembo : Pour l’historien Wakavwaro, les jeunes doivent apprendre des Martyrs de l’indépendance qu’il y a  un prix à payer pour sauver le pays

4. janvier 2024 Allgemein 0
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Célébration de la journée nationale des martyrs de l’indépendance de la République chaque 04 janvier. Cela fait pratiquement soixante-cinq ans (65) ans que les congolais commémorent les victimes des émeutes de 1959 à Kinshasa, jadis Léopoldville.  

Ce jeudi 4 janvier 2024, l’historien WAKAVWARO MUHONGYA pense que pour honorer ces martyrs, les jeunes doivent apprendre de ce prix à payer pour sauver le pays.  

Au sortir de la conférence panafricaine d’Accra au Ghana, les militants de l’ABAKO (Alliance des Bakongos), parti cher au feu président Kasavubu sont ceux qui ont versé leur sang pour réclamer l’indépendance de la République du Congo, RDC aujourd’hui.

« Après la conférence d’Accra, Lumumba avait tenu un meeting le 28 Décembre disant au peuple que l’indépendance n’était pas un cadeau, les chefs de l’ABAKO craignaient que Lumumba pouvait les devancer à Léopoldville comme c’était le chef-lieu de l’ABAKO ; alors ils ont organisé le meeting sur le même lieu le 4 janvier. Ils ont informé l’autorité coloniale qui malheureusement avait refusé. Malheureusement encore, le même dimanche, il y avait un match qui opposait l’équipe des noirs à  l’équipe des blancs. Ce match n’avait pas bien fini parce que l’arbitre blanc n’avait pas validé le but marqué par les noirs congolais. L’équipe des noirs, furieuse avait quitté le stade et avait rencontré les militants de l’ABAKO qui s’étaient indigné que leur meeting n’avait pas eu lieu, ils commençaient à s’attaquer contre les magasins des blancs et ensemble sont montés à Kalina commune blanche que nous appelons aujourd’hui Gombe. Lorsque le commissaire a voulu négocier les manifestants, furieux, ceux-ci ont brulé sa jeep et c’est comme cela que le général Janssens avait ordonné que l’on puisse fusiller les manifestants » a-t-il rappelé.

Après avoir cité les enjeux du drame de ces martyrs, WAKAVWARO MUHONGYA appelle les jeunes à suivre l’exemple de ceux qui ont versé leur sang pour l’avenir radieux du Congo tant souhaité et attendu.

Cet enseignant historien déclare que l’on parle des martyrs de l’indépendance par le fait que ce sont ces militants qui l’ont déclenchée par leurs manifestations.  

« Donc, ces gens ici qui étaient morts le 4 janvier ont servi de catalyseurs pour que la Belgique accélère la proclamation de l’indépendance après aussi la pression internationale. C’est pourquoi ils sont alors appelés martyrs de l’indépendance. La génération actuelle devra connaître que c’est à partir de ça que nous avons acquis l’indépendance et nous avons encore un devoir sacré de nous battre pour que nous, surtout jeunes, ayions l’indépendance aussi économique et totale de notre pays», lance WAKAVWARO MUHONGYA.     

Notre source renseigne qu’ils sont nombreux des martyrs qui sont morts pour la RDC. Il cite Emery Patrice Lumumba, Mamadou Ndala, Lucien BAUMA, Mbuza Mabe, Anselme Masasu, Colonel Tshimanga, Messeigneurs Kataliko et Munzihirwa, les chrétiens massacrés par MOBUTU à Kinshasa en 1990, les tués lors des marches de Kinshasa en fin mandat Kabila et d’autres acteurs qui sont morts pour la démocratie.  

Notons qu’en commémorant la journée nationale consacrée aux martyrs de l’indépendance de la RDC, les activités socioéconomiques ont été effectives en ville de Butembo.

Galeries, Magasins, bureaux des partis politiques, boutiques à biens de première nécessité, travaux des constructions, police de circulation routière ont été en œuvre malgré un matin timide.

Des banques, sociétés des microfinances et maisons de télécommunications en service minimum. Les tribunaux sont restés quasiment fermés.                                  

Jures Kizito