Butembo : «Nous n’avons pas entendu qu’un déplacé est mort de faim » La gratitude du comité urbain des déplacés
Le comité urbain des déplacés vivant en ville de Butembo remercie tous les bienfaiteurs qui subviennent aux besoins des nécessiteux. Kavira Vakevayivwira, sa présidente, l’a indiqué ce mardi 23 septembre 2025.
Se confiant à notre reporter à son office de travail, Kavira Vakevayivwira Guilaine, présidente du comité urbain des déplacés à Butembo a indiqué que ces jours, bon nombre de déplacés traversent des conditions de vie difficile. Elle a renchéri que ces derniers temps, son bureau enregistre des vagues des déplacés qui viennent du secteur des Bapere, de Vuyinga et environs en chefferie des Baswagha et d’autres entités situées en territoire de Beni sous menace des rebelles ADF, ainsi que des entités investies par les éléments du M23.
Ceux-ci reçoivent des jetons après la détention d’une lettre des chefs de base et des témoignages. Notre interlocutrice a ainsi remercié tous les bienfaiteurs qui subviennent aux besoins de ces nécessiteux.
«Il y a des de déplacés qui continuent à souffrir. Avec les dirigeants de la place, nous avons vu que le don de jeton est d’une importance capitale pour témoigner que c’est réellement un vrai déplacé de guerre. Avant de livrer le jeton, nous demandons au chef de cellule qui vous écrit une lettre qui témoigne que l’on est déplacé. Ces jetons nous servent pour avoir les médicaments, ils nous servent aussi pour circuler partout où nous demandons de l’aide. En ville de Butembo, nous continuons à voir que les déplacés sont en train d’être aidés, jusque-là nous n’avons pas entendu qu’un déplacé est mort de faim. Nous continuons toujours à demander de l’aide que ça soit aux humanitaires, églises, opérateurs économiques et autres citoyens, qu’ils continuent à nous soutenir davantage parce que d’autres déplacés sont venus de Manguredjipa, Luna, Vuyinga», invite Kavira Vakevayivwira Guilaine.
Il faut noter que l’insécurité perpétrée par des rebelles ADF et des groupes armés en territoire de Beni et Lubero au Nord-Kivu, en territoires d’Irumu et Mambasa en Ituri, ainsi que dans la partie sud du Nord-Kivu par les M23, a causé le déplacement des milliers des personnes vers les entités supposées sécurisées.
Samuel Lukalango