Butembo : La saison pluvieuse, la hausse du prix du carburant et l’insécurité mises en cause dans la hausse des prix des produits vivriers
Depuis deux semaines il y a une hausse de prix de certaines denrées alimentaires, dont les haricots, la farine de manioc, les oignons et les poireaux. Bon nombre des vendeurs de ces produits vivriers contactés ce jeudi 14 septembre 2023 accusent l’abondance de la pluie et la hausse du prix de carburant.
Abordés par les reporters de votre radio, ces commerçants indiquent qu’un sac des haricots qui coûtait 80 dollars il y a quelques semaines, se négocie actuellement avec 100 dollars.
Un kilogramme de la farine de manioc qui coutait 1000 FC, requiert actuellement 1200fc et 1300fc. Pour l’oignon, 1kg qui coûtait 2000fc se négocie actuellement entre 3000 Fcs et 3500 Fcs.
Sur avenue Kitsuku connue en ville de Butembo pour la vente des denrées alimentaires, les prix ont haussé depuis presque deux semaines. Il s’agit principalement du riz, farine de manioc et des oignons.
KAVIRA MUTHAKA Dévote, l’une des femmes revendeuses explique que la rareté des haricots et cossettes de manioc serait causée par la guerre.
Elle ajoute aussi la pluie parmi les cause de la hausse du prix de la farine de manioc. Pour elle, les clients doivent se conformer à ce prix car c’est indépendamment de la volonté des ceux qui revendent.
KASEREKA KYALWAHI Préface, l’un des revendeurs des oignons sur avenue Ruwenzori de Butembo explique que, la rareté de l’oignon et l’insécurité sont à la base de cette hausse du prix de l’oignon. « Le prix des oignons a haussé à cause de sa rareté, avant on achetait a 1800fc et nous revendons a 2000 Fcs. A ce jour, on achète à 3000 Fcs et on vend ça à 3 500fc. Nous demandons toujours à nos clients de venir acheter Que les autorités restaurent la paix », insiste-t-il.
Le président de la fédération des petites et moyennes entreprises au Congo, FENAPEC Marché de Butembo, explique que cette situation est liée à l’insécurité dans la région qui ne permet pas aux gens des milieux affectes d’aller aux champs. A cela s’ajoute la flambée du prix de carburant et la pluie. Il invite le service de l’économie de s’y impliquer.
KAKULE KAHINDO demande aux autorités de restaurer la paix, sans laquelle le développement est fragilisé au pays.
Georgine Tawitemwira et Michaël Kweyamba