Butembo : FEPSI réunit enseignants et sensibilisateurs pour un échange d’expériences sur les activités de prévention et prise en charge des cas SVBG dans les écoles
Des enseignants et des sensibilisateurs ont été en échange d’expériences ce samedi 1er mars 2025 sur les activités de prévention et prise en charge des cas des survivants des violences basées sur le genre dans les écoles. Il s’agit des professionnels de l’éducation sélectionnés dans les zones de santé de Butembo, Katwa, Musienene et Vuhovi. Dans les enceintes du Centre d’accueil Joli Rêve et sous les auspices de Femmes Engagées pour la Promotion de la Santé Intégrale (FEPSI), les participants ont acquis d’expériences sur l’action à mener sur le terrain.
Ces échanges constituent une suite d’autres activités organisées précédemment dont l’instauration des villages « Genre » implantées depuis deux mois dans chaque école concernée en raison de 5 enseignants et 10 élèves.
Ils ont été nourris par des sujets exposés pour enrichir le savoir des participants.
Pour ce faire, Docteur Gertrude TAMBAVIRA a parlé de la santé sexuelle et reproductive, Madame SIFA MAMBEKA a exposé sur la masculinité et la féminité positives, John VULUME a développé le sujet sur les déterminants sociaux de la santé, le psychologue clinicien KASEREKA MBOHO a entretenu les participants sur la prise en charge psycho-sociale des cas des violences basées sur le genre, KASEREKA KASIVIRWAVINGI Dany a parlé d l’égalité homme-femme et de la surveillance des maladies.

A la fin de la journée d’échange, les participants à cette activité remercient les organisateurs pour la matière prévue. Ils se disent prêts à aller restituer les acquis à leurs collègues dans différentes écoles.
« Je suis contente parce qu’on nous a formés notamment sur le genre qui consiste en l’absence de la discrimination dans la Société. On voit l’égalité entre l’homme et la femme. Actuellement, et les femmes et les hommes doivent exercer les mêmes travaux. Ces thèmes vont nous aider à sensibiliser les élèves pour éviter différentes formes de discrimination. C’est la femme qui semble discriminée. Par exemple quand les élèves veulent élire leur doyen, tout le monde a tendance de rejeter la candidature féminine. Ces enseignements aident aussi la femme à prendre conscience », se réjouit SOKI TSONGO Gloire, enseignante à l’Institut Visogho.
« Nous avons été contents de l’invitation. La formation s’est bien passée et nous sommes satisfaits du savoir que nous avons acquis au sujet du village Genre. C’est tellement important au niveau de nos activités. Nous formons les enfants pour la bonne éducation et ce que nous venons d’apprendre va nous aider au niveau des écoles », fait espérer METUSELA Jacques, enseignant à l’Institut Byambwe.
La réussite de cette activité est un motif de satisfaction pour la Responsable du projet qui justifie cette activité. SOKI MUSUBAO Fifi affirme attendre des participants un engagement soutenu pour les succès envisagés.
« Premièrement, la joie c’est d’abord de voir les participants répondre à l’invitation. Ils ont été là, bien assidus. Ça procure de la joie à FEPSI comme organisateur de l’activité et à d’autres organisations avec lesquelles nous travaillons en consortium. Et leur façon de participer à la matière nous motive aussi. Nous avons confiance qu’ils vont aussi restituer fidèlement ce qu’ils ont appris et après ça, il y aura des descentes pour voir la manière dont ils sont en train d’évoluer avec les élèves en lien avec la matière qu’ils apprennent », fait-elle entendre.
Notons que cette activité cadre avec le projet « Santé intégrale, réparation et construction de paix. Une vie libre sans violence pour les femmes du Nord-Kivu en RDC».
Il est exécuté par le Consortium FEPSI-FJDF-ADDF et ETOILE DU SUD grâce au financement du partenaire ASSOCIACIO CATALANA PER LA PAU (ASSOCIATION CATALANE POUR LA PAIX).
Patient Akilimali