Butembo : En attendant que le Fonds Social finalise les ponts et caniveaux, des usagers les ont couverts des planches pour créer le passage
Des habitants de Butembo prennent des initiatives au regard de l’interruption des travaux du Fonds Social visant la construction des ponts. Radio Elimu, La Voix de l’UOR, constate que ces habitants ont déjà placé des dalles en planches au-dessus des infrastructures qui attendaient le coulage du plancher en béton.
C’est le cas des conducteurs des bennes dont le parking est situé entre le Boulevard Julien PALUKU et le bureau du quartier Vungi en commune Mususa.
Le Vice-Président de ce Parking indique qu’il a été question de s’auto-prendre en charge face au retard constaté dans le finissage des travaux d’érection des caniveaux. KAMBALE MUYAYALO Piscas fait entendre que les activités des conducteurs des bennes étaient au point mort par manque de pont. En attendant que le bailleur de fonds finance les travaux restants, ils ont placé des planches au-dessus de l’infrastructure disponible pour résoudre le problème. Il demande au fonds social d’achever la construction de ces ouvrages d’art.
« Le fonds Social avait commencé les activités de construction de cet ouvrage mais n’avait pas finalisé les travaux. Voyant un danger que couraient les usagers de cet avenue et nos activités freinées, nous nous sommes organisés, nous chauffeurs des bennes et quelques commerçants qui ont des dépôts vers ce côté à mettre des planches pour créer un libre passage et empêcher les dégâts qui peuvent survenir. Je demande aux autorités de la Ville de finaliser ces activités et les dirigeants de fonds social de commencer le travail et le mener jusqu’au bout car ce qu’ils ont fait, ce n’est pas bon. », chute-t-il.
Comme les chauffeurs des bennes, la plupart des habitants de 4 communes de Butembo où de telles infrastructures sont déjà abandonnées sans être achevées, ont déjà fait pareil.
Notons que, ces ouvrages et Infrastructures de base ne sont pas achevés à cause de la dissolution de l’ancien Fonds Social par le Président de la République. Du coup, c’est la décision de la Banque Mondiale, bailleresse de fonds pour ces ouvrages, qui est attendue.
Georgine Tawitemwira