Butembo : Contre la sourde oreille de la hiérarchie du Procureur de la République près le TGI, les défenseurs judiciaires dans la rue
Marche des défenseurs judiciaires près le Tribunal de Grande Instance, TGI Butembo, ce mardi 22 juillet 2025. Ceux-ci réclament à cor et à cri le départ du Procureur de la République près le TGI, le Magistrat NGOY MWILAMBWE Alain. Ils l’accusent « d’abus du pouvoir », notamment des arrestations arbitraires et des actes d’intimidation.
La manifestation a débuté au bureau du Tribunal de Paix de Butembo sur avenue Matokeo puis emprunter la rue Dénis PALUKU avant d’atteindre le rond-point Monseigneur Kataliko. De là, ils sont descendus dans le boulevard Président de la République en passant par le rond-point Sonas pour ainsi chuter à la mairie de Butembo.

Dans leur mémorandum adressé au Président du Conseil Supérieur de la Magistrature et lu par Maitre Modeste Kamwira, chargé des relations publiques au sein du corps des défenseurs judiciaires, les manifestants réclament la mutation immédiate du magistrat Ngoy Mwilambwe Alain (ANE), estimant qu’il est devenu incompatible avec un exercice serein de la justice à Butembo.
En réaction, tout en saluant le caractère pacifique de la marche, le maire de Btembo a promis de transmettre le mémorandum à sa hiérarchie.

Le commissaire supérieur principal MOWA BAEKI Telly-Roger a également indiqué qu’il va parler aux autorités hiérarchiques compétentes pour qu’une suite favorable soit réservée aux revendications portées par ces amis du prétoire.
Les défenseurs judiciaires ont affirmé qu’ils vont poursuivre les actions citoyennes jusqu’à obtenir gain de cause à leurs revendications.
Rappelons que c’est depuis le 18 juin dernier que ces auxiliaires de la justice ont décrété un mouvement de grève.
Imperturbable, le Procureur de la République continue à exercer sereinement ses tâches en son office de travail. Il a déjà affirmé qu’il n’a aucune dent contre les défenseurs judiciaires.
Toutefois, NGOY MWILAMBWE Alain a déjà nuancé que le statut de défenseur judiciaire ne confère pas au concerné d’être au-dessus de la loi. Comme pour dire que les arrestations des défenseurs judiciaires susmentionnés étaient légales.
Reste à savoir jusqu’où ira cette lutte. En attendant, les défenseurs judiciaires ont déjà suspendu leurs prestations au Parquet de Grande Instance, au Tribunal y rattaché et au Tribunal de Commerce de Butembo.
Innocent Adubang’o, stagiaire académique