Butembo : Alerte de l’ARPTC sur la fuite de données numériques des congolais, l’Ingénieur Tshiswaka propose ces solutions

Butembo : Alerte de l’ARPTC sur la fuite de données numériques des congolais, l’Ingénieur Tshiswaka propose ces solutions

12. juillet 2025 Allgemein 0
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L’autorité nationale de l’Agence de régulation de la poste et des télécommunications du Congo, ARPTC a alerté, ce vendredi 16 Juillet 2025, sur la fuite massive de données numériques de plus de 16 milliards d’identifiants congolais et de leurs mots de passe en circulation dans des forums clandestins.

En commentaire à ce communiqué officiel, l’ingénieur OLIVIER TSHISWAKA MUZEMBE estime que cette fuite des données proviendrait de l’irresponsabilité des organes nationaux qui ont compétence de protéger le peuple et leurs biens de toute forme. « C’est vraiment une question très capitale. Nous sommes déjà dedans avec le communiqué de l’ARPTC sur les attaques. En fait, ces histoires proviennent d’abord de nous-mêmes parce que nous sommes porteurs de ces erreurs. Il faut qu’on se le dise parce qu’il y a des erreurs humaines, il y a des erreurs aussi de système d’information. D’abord, nous-mêmes, nous sommes nos propres créateurs de ces infiltrations, en principe ce sont des erreurs humaines, et après c’est lié à l’informatique. Ce n’est pas seulement que la RDC qui est dans le souci mais les utilisateurs aussi ont des problèmes vu que nous n’arrivons pas nous-même à bien sécuriser nos plateformes, surtout nos réseaux sociaux, nos comptes bancaires et autres. Dans le communiqué, j’ai senti qu’il y avait un cybernews de la part de la France. Moi, je m’attendais à de faits que ça devait sortir automatiquement de la RDC mais quand on nous parle déjà de la France, ça veut dire que nos données sont déjà traitées à l’extérieur » a analysé Olivier TSHISWAKA MUZEMBE, Chercheur en Réseaux informatiques.

A l’ère du progrès technologique, ce chercheur conseille à la population cette double solution clé pour protéger les comptes.

«Quand on a un souci. Personnellement, il faut vraiment sécuriser nos comptes. Il ne faut pas mettre nos comptes faciles et exposer nos mots de passe par exemple en toutes nos utilisations de nos réseaux sociaux. Par exemple, vous avez le même mot de passe sur Facebook, le même sur Instagram, sur Snapchat, même dans nos cartes visas ; il faut essayer de différencier dans quel sens vous pouvez mettre une sécurité. La première des choses, c’est d’abord la réinitialisation de mot de passe. Si vous êtes dans ce cas-là, il faut essayer de changer immédiatement votre mot de passe. La deuxième des choses c’est d’essayer de changer des caractères. C’est comme la plupart des gens aujourd’hui utilisent leurs dates de naissance pour leurs différents mots de passe et là c’est plus facile pour un hacker de pouvoir hacher votre compte. Et donc il faut conclure entre les chiffres, les lettres, les symboles. Mais aussi, il ne faut pas oublier la sécurité à double facteur. Un compte qui est directement contrôlé par le même mot de passe, imaginez que quelqu’un se connecte à votre mot de passe et qu’au même moment, vous recevez un message qu’il y a quelqu’un qui veut accéder à votre compte, alors c’est à vous maintenant de déterminer si c’est réellement vous qui utilisez ces comptes ou quelqu’un d’autre ; et là vous avez la possible de dire oui ou de dire non ce n’est pas moi. Et quand vous dites non, ça veut dire que vous devez automatiquement modifier pour la sécurité de votre compte», a recommandé Olivier TSHISWAKA MUZEMBE, Administrateur Réseau à l’Université de l’Assomption au Congo, à Butembo.              

Plus d’un chercheur estime nécessaire que toutes les couches de la population soient formées à l’éducation aux médias pour une utilisation responsable et sécurisée des médias sociaux.

Ce, dans l’optique d’éviter toute atteinte à la vie privée ou à la liberté d’expression à l’ère du numérique.

Jures Kizito